DEPRESSION SUR L'ATLANTIQUE
Dans le dernier article, je vous avais promis de mettre le cap à l'ouest. Alors, vogue la galère, direction New-York avec Paul Morand et la Cie Générale Transatlantique. Paul Morand a écrit très peu de poèmes de mer. J'ai trouvé cette "Dépression sur l'Atlantique" dans U.S.A.
Mais je vous préviens : l'Océan Atlantique est dur : finies les "mers plates comme avec la main" de H. J.-M. Levet. Cette fois, il y a des cailloux sur la route. Si vous êtes sensible au mal de mer, je vous conseille de passer les deux premiers articles de cette nouvelle page. Bonne route quand même...
Pierre Escaillas.
Dépression sur l'Atlantique Qu'elle est douce la route d'Amérique, Paul Morand. U.S.A ...ça va ? 
même défoncée,
avec ses cavités de dix-huit mètres,
et ses édredons par où sort la plume des vagues.
. . . . . .
Notre sillage fait derrière nous une rue étrange
sur une eau gonflée de toutes parts
par la crue de fleuves invisibles.
Trajet éclair
entre la petite église du Havre, enluminée
par un gaz gothique,
et le magnésium juif de Broadway.
Entre l'une et l'autre,. . . .
. . . moins de six jours,
les yeux sur le manomètre, à
enfourner du charbon dans cette locomotive.
Pierre Escaillas
...alors, rendez-vous sur "Les Carnets de la Licorne"
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