LES MARCHANDISES.

Publié le par pierre escaillas


      1918. Tout en poursuivant des études de droit, Louis Brauquier travaille comme commis en douane pour un transitaire marseillais. Et, comme l'écrit Olivier Frébourg dans sa préface à Je Connais des Iles Lointaines, Poésies complètes de Louis Brauquier (Ed. La Table Ronde),"si Morand fut l'écrivain de l'électricité, des chromes et du rythme 1925, Brauquier montrera la noblesse et la beauté du commerce" : "Il est temps de réhabiliter le négoce et de dire aux marchands que leurs gestes sont beaux..."

Les Marchandises. Extrait.

Je vous dénombre marchandises
Arrêtées dans nos entrepôts
Ou qui traversez la ville
Au lourd fracas des camions.
Quelle étrange exaltation
Me soulève et me décuple
Vers vous, choses méprisées
Par les poètes des étoiles, de la lune et de l'amour.

Balles cerclées de fer,
Qui venez des ports de l'Inde
Dans les cales des cargos;
Nattes tressées de Chine,
Ballots de riz, fûts pétroliers
Emplis aux sources du Caucase,
Vous accumulez la somme
De tant de dur travail
Et de tant de soleil.
...........

Louis Brauquier
Et l'au-delà de Suez.

Et encore : http://lalicorne.canalblog.com/

Publié dans L. BRAUQUIER

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