L'ETERNA VOLUTTA.

Publié le par pierre escaillas


   Valery Larbaud aimait les voyages en chemin de fer : "J'ai senti pour la première fois toute la douceur de vivre, dans une cabine du Nord-Express, entre Wirballen et Pakow"*. Il a peu écrit sur ses voyages en mer. Dommage, car lorsqu'il s'y met...
*Poésies de A.O. Barnabooth, Les Borborygmes. Ode.

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L'eterna Volutta.

....la Méditerranée
Avec son odeur à elle, âcre et bleue,
Avec son froissement et son battement
Si caressants et courts
Sur les flancs des navires. -
(Oh! nuits sur le pont, quand pas malade, avec l'officier de quart!
Et toi, vigie, ange gardien de l'équipage
Combien ai-je passé de nuits, silencieux,
A tes pieds, voyant les étoiles dans tes yeux,
Tandis que Boréas nous soufflait au visage.)
Avec ses îles,
......
Avec ses détroits pleins de musique,
Bonifacio semblable aux portes de la mort
Messine avec le Faro...
...
Les Lipari avec de rares lumières ( une, haute et rouge et coulante);
Et tout le jour
Toute cette mer
Pareille à un grand jardin fleuri...

Valery Larbaud. L'eterna Volutta, extrait, in poésies de A.O. Barnabooth.

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Publié dans V.LARBAUD

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