TRADE WINDS.

Publié le par pierre escaillas


"Trade winds fast winds" disaient les Anglais qui avaient le sens du commerce et pour qui ces vents portant le l'Europe vers les Caraïbes étaient de précieux auxiliaires du trafic maritime.
Nous, Français, bien au dessus de ces basses contingences commerciales les appelons Alizés.

Pour les lecteurs rebutés par la langue de Shakespeare je me suis essayé - mes faibles moyens réclament une grande indulgence - à une traduction en langue française.

Les "Spanish seas", les mers espagnoles dont parle John Masefield sont appelées aujourd'hui mer des Caraïbes.


 

 

 

 

Trade Winds  

In the harbor, in the island, in the Spanish Seas,
Are the tiny white houses and the orange trees,
And day-long, night-long, the cool and pleasant breeze
Of the steady Trade Winds blowing.

There is the red wine, the nutty Spanish ale,
The shuffle of the dancers, the old salt's tale,
The squeaking fiddle, and the soughing in the sail
Of the steady Trade Winds blowing.

And o' nights there's fire-flies and the yellow moon,
And in the ghostly palm-trees the sleepy tune
Of the quiet voice calling me, the long low croon
Of the steady Trade Winds blowing.

                                           John Masefield.


Alizés

Au port de la petite île caraïbe,
Couverte de minuscules maisons blanches et d'orangers,
S'épand, tout au long du jour et de la nuit, la brise exquise et douce
Du souffle régulier de l'alizé.

Il y a le vin rouge, la bière espagnole au goût de noisette,
Le piétinement des danseurs, les histoires des vieux loups de mer,
Le crin-crin du violon et le bruissement dans les voiles
Du souffle régulier de l'alizé.

Et à la nuit viennent les lucioles et la lune rousse
Et, depuis les fantomatiques palmiers, le chant monotone
D'une douce voix qui m'appelle, la longue et basse mélopée
Du souffle régulier de l'alizé.

Publié dans J. MASEFIELD

Commenter cet article